AnTi-poEsie! BallaDE du GenS saNs TerRe

Anti-PoEsie:Ballade du gens sans Terre
Ballade du gens sans terre.*
Et un mille,
Je prends mon bâton,
Pour dire:
Tout m’indiffère,
Aussi leste,que je déteste,
Je pars ,
Je fuis ce monde de cons,
Avec ses matrones et ses patrons,
Et ses crève -la -faim.
Encore un mille,
Je suis heureux,je ne vous regarde pas.
Je suis heureux,c’est un rideaux hideux,
qui voile mes larmes.
Je déambule seul et vous salue,
Parce que c’est par-là.
Encore un mille,
J’en rencontre,un
Qui barre le chemin,
De mille façons : bois,chiens,fugaces raisons.
Il a peur à ses terres.
Les enfants travaillent et puent de sueur,
Pour ce maître aux clans funestes,
Ils broient du noir.
Je suis heureux,je ne vous regarde pas.
Encore un mille,je vois sur le chemin:
L’un qui frappe, l’autre qui encaisse
Et je ne discerne pas
Qui est plus fort que l’autre.
C’est que j’ai encore la tête à l’envers.
L’un est puissant ,l’autre travaille et vide son leste.
Je suis tellement heureux,
J’éclate de rire.
Sur l’autre côté,
Les guerres envoient au diable.
Quiconque n’a jamais vu ,ne peut pas savoir.
Les terres embrasSées
De feux,de sang. Pourquoi ? Pour rien.
Qui garde en mémoire
A perdu l’âme .Et,on oublie pas,
Dictateurs populaires de foule sans état.
Mais,je suis heureux….
Je m’éprends de ce chemin qui sent bon,
Fleure mon passé,
Me rappelle ce que j’étais.
Je vous vois.
Vous m’aviez menti.
Aussi, frère, que vous dites
Vous m’aviez trahi.
Il n’y a rien au bout.
Il n’y a rien du tout.
Encore un mille,
Nos pas se séparent .
Je déambule vif et gai;
Je ne fais que ça.
Je suis tellement heureux de vous quitter.
Je vous salue bien bas.
Au carrefour,des grilles interdisent le passage,
Des flics me fouillent,me tabassent.
Avais-je une tête qui ne leur revenait pas?
J’ sais pas! J ‘ai paumé mes papiers,
Entre trois bouts -rimés,
Je suis heureux.
Je fuis ce monde de cons.
J’ai un bâton.
Je m’en sers ; sales malheureux!
Aussi sec,je me retrouve en prison!
Mon ballot est trop léger,pour
Faire le poids contre leurs médiocres intentions.
Après mon séjour,
Il ne m’est pas venu à l’idée, le retour.
Encore un mille.
Je suis heureux,je ne vous regarde pas.
C’est un rideaux hideux qui boit mes larmes.
Combien de milles ai-je fait?
Pour me défaire.
Moi,le gens sans terre.
Nadia Burgrave Burggraeve ©Blogdes @Utopiens/2009.
Il y a un jeu de mot avec “Jean sant terre”,sobriquet donné au frère de Richard Ier roi d’Angleterre,fin XII è- XIIIè siècle,lui-même Roi d’Angleterre mais qui s’arrête-là . Car, cet anti-poEme n’a rien à voir.
Pour l’ensemble de l’Anti PoEsie ,c’est ici:
http://utopiens.wordpress.com/tag/anti-poesie/